Mois sans tabac : 30 jours d’accompagnement pour arrêter de fumer

Lancé en 2016 par Santé publique France et le ministère de la Santé, en partenariat avec l’Assurance Maladie, Mois sans tabac revient pour sa 11e édition. En novembre, chaque fumeur peut relever le défi de 30 jours sans fumer grâce à un accompagnement gratuit et personnalisé.

Les inscriptions sont d’ores et déjà ouvertes sur le site Mois sans tabac pour préparer son arrêt avant le lancement du défi, le 1er novembre.

Des outils pour accompagner l’arrêt du tabac

Le site internet Mois sans tabac

Depuis sa création en 2016, l’opération Mois sans tabac a rassemblé 2,5 millions de participants, avec plus de 117 000 inscriptions en 2025.
En s’inscrivant sur le site Mois sans tabac, chaque participant bénéficie de conseils et d’outils gratuits pour préparer son arrêt et être accompagné à chaque étape du défi : 

  • une consultation avec un professionnel de l’arrêt du tabac ;
  • des divertissements pour tenir bon (vidéos, podcasts, exercices de relaxation et de sport) ;
  • l’entraide des autres participants grâce à une communauté présente sur les réseaux sociaux (Facebook, Instagram, TikTok) ;
  • la carte des événements organisés près de chez soi dans le cadre de l’opération ;
  • un kit d’aide à l’arrêt, composé :
    • d’un programme de 40 jours (10 jours de préparation et 30 jours de défi) ;
    • d’une roue permettant de simuler les économies liées à l’arrêt du tabac ;
    • de flyers d’information.

Ce kit peut être téléchargé directement sur les sites Mois sans tabac et Santé publique France. Il est également disponible dans les pharmacies partenaires de l’opération.

Tabac info service 

Pour accompagner chaque fumeur dans sa démarche d’arrêt du tabac, Tabac info service propose 3 outils complémentaires :

  • le 39 89 (service gratuit + coût de l’appel), numéro d’aide à distance de Tabac info service, qui permet de bénéficier d’un accompagnement gratuit par un tabacologue et d’un suivi personnalisé ;
  • l’application d’e-coaching Tabac info service, qui propose un programme gratuit pour optimiser ses chances d’arrêt du tabac ;
  • le site internet tabac-info-service.fr, qui met à disposition des contenus d’aide et des outils d’accompagnement (témoignages, questions/réponses…).

Pourquoi relever le défi Mois sans tabac ?

Plus d’un fumeur quotidien sur deux (55 %) souhaite arrêter de fumer. Mois sans tabac est l’occasion de se lancer : tenter d’arrêter de fumer pendant l’opération double les chances de réussite à un an par rapport à une tentative sans aide extérieure.

Le tabac reste la première cause de décès évitable en France : en 2023, il a été responsable de plus de 68 000 décès, soit 11 % de la mortalité totale, dont environ 39 000 par cancer.

La fumée du tabac contient 7 000 substances chimiques, dont 70 sont des cancérigènes connus. Au-delà du cancer, le tabac augmente le risque de maladies cardiovasculaires (infarctus, hypertension artérielle, etc.), métaboliques (diabète de type 2), digestives (ulcère, maladie de Crohn, etc.) et infectieuses (bronchite, pneumonie, etc.). Même une faible consommation de tabac présente des risques pour la santé :  il n’existe pas de seuil au-dessous duquel fumer soit sans danger.

Le défi Mois sans tabac peut constituer une première étape vers un arrêt durable : arrêter de fumer pendant 30 jours multiplie par 5 les chances d’arrêter à long terme.

Des substituts nicotiniques pris en charge pour faciliter l’arrêt

Un professionnel de santé peut accompagner le fumeur dans sa démarche et lui prescrire, si nécessaire, des traitements nicotiniques de substitutions (TNS).

Les TNS apportent de la nicotine pour atténuer les symptômes de manque. Ils sont disponibles sous forme de patch pour une diffusion progressive de la nicotine ou sous forme orale (gommes, comprimés, pastilles…) pour une diffusion rapide.

Les médecins (y compris les médecins du travail), les sages-femmes, les chirurgiens-dentistes, les infirmiers et les masseurs-kinésithérapeutes peuvent prescrire des traitements nicotiniques de substitution (TNS).

Les substituts nicotiniques sont remboursés sur prescription à 65 % par l’Assurance Maladie.

Ce contenu est rédigé par :

  • le docteur Laurence Rinuy, médecin-conseil à l’Assurance Maladie,
  • le docteur Myriam Boivin, médecin-conseil à l’Assurance Maladie,
  • et le docteur Jean-François Laurent, pharmacien-conseil à l’Assurance Maladie.